Pourquoi les produits industriels sont-ils dangereux ?

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Bonjour tout le monde ! J’espère que vous avez passé un bon week-end et que la semaine a bien commencé ! En ce qui me concerne, ce mauvais temps commence vraiment à me déprimer… Aujourd’hui, je vous rédige un article que j’ai finalement décidé de splitter en deux car sinon, il aurait été bien trop long ! Dans cette première partie, je vais donc tenter de vous expliquer le plus concrètement possible pourquoi les produits industriels, dits « classiques », sont dangereux pour la santé.

Il me tient à coeur de rédiger cet article car, en étant bien informé, il est possible de changer nos habitudes de consommation et de prendre soin, de respecter nos frimousses, sans les mettre en danger.

Pourquoi les produits classiques sont-ils potentiellement dangereux pour la santé ?

Merci pour cette question petit scarabée. (Oui oui je m’auto-répond, mais ne vous inquiétez pas, c’est tout à fait normal chez moi !) Les produits classiques sont composés d’ingrédients pas super jolis qui peuvent être dangereux pour notre santé à des tas de niveaux différents ! Voici une liste (non-exhaustive of course hein) tirée du site Notre Planète d’ingrédients à éviter dans les cosmétiques :

Dioxyde de Titane

Titanium dioxide (nano), Oxyde de titane, bioxyde de titane, E171, TiO2, CI77891

Cet additif chimique, à l’état de nanoparticule, permet de blanchir et de pygmenter. Il se retrouve dans de nombreuses crèmes solaires, cosmétiques et dentifrices et les bombons. Il a déjà été montré qu’à l’échelle nanoscopique le TiO2 a des impacts sur la santé (cancérigène, stress oxydant, inflammation pulmonaire, atteintes au cerveau…) qui ne sont pas encore complètement évalués.

On dit bonjour à Bare Minerals (Oui oui les noms à consonance naturelle en parfumerie sont souvent trompeurs !) et à beaucoup d’autres marques !

Ethers de glycol

2-phénoxyéthanol (EGphE) ; phénoxytol

Les éthers de glycol sont des solvants utilisés massivement dans l’industrie depuis les années 60. On les trouve aujourd’hui dans de nombreux produits professionnels : peintures, colles, encre, vernis ; mais également dans des produits de consommation courante : nettoyants ménagers, cosmétiques et médicaments. Il sert de solvant pour d’autres conservateurs (comme les parabènes) et quelques fois de parfum. Le phénoxyéthanol est allergisant et peut induire eczémas et urticaires. Il pourrait également engendrer des effets neurotoxiques et des troubles neurologiques, car il passe le derme et même le placenta. Enfin, Le phénoxyéthanol est suspecté d’être à l’origine de risques cancérogènes et de troubles de la reproduction chez l’homme.

Vous savez, quand la marque Le Petit Marseillais vous dit que ses produits sont sans Paraben, et bien elle remplace souvent l’ingrédient par le phénoxyéthanol ! Sympa non ?

Filtres solaires/Filtres UV

benzophenone-3, 2-benzoyl-5-methoxyphenol ; 2-hydroxy-4-methoxybenzophenone ; (2-hydroxy-4-methoxyphenyl) phenylmethanone ; methanone, (2-hydroxy-4-methoxyphenyl) phenyl- ; (2-hydroxy-4-methoxyphenyl) phenyl- methanone ; oxybenzone (benzophenone-3) ; oxybenzone 6; methanone, (2hydroxy4methoxyphenyl) phenyl ; b3 ; durascreen ; solaquin ; benzotriazolyl

Ces filtres encore courants dans les cosmétiques sont des allergisants, des perturbateurs endocriniens et affectent durablement la qualité de l’environnement. Des concentrations extrêmement faibles d’oxybenzone (quelques parties par milliard) sont suffisantes pour affecter « les larves de corail qui n’arrivent plus à se fixer et prennent une forme anormale » indique une étude de 2015 du Haereticus Environmental Laboratory. Résultat : le corail blanchit et meurt. « Les coraux situés près des plages fréquentées sont couramment exposés à des doses de produit 12 fois supérieures au seuil de nocivité (…) A l’échelon mondial, ce sont 6 000 à 14 000 tonnes de crème solaire par an qui sont dispersées sur les récifs coralliens » ajoute le chercheur Craig Downs qui a réalisé cette étude.

En plus, d’être mauvais pour l’humain, c’est également mauvais pour l’environnement !

Huiles et cires de sillicone

Dimethicone ; Cetyl dimethicone copolyol ; Phenyl trimethicone ; Stearyl dimethicone

Ces substances entièrement synthétiques, dérivées du silicium et contenant des atomes d’oxygène, sont employées dans une multitude de produits. La Dimethicone est l’une des matières premières les plus utilisées pour les formules de protection de la peau, de soins capillaires et de rouges à lèvres. Si elles sont préférables aux huiles minérales, elles restent nocives pour l’environnement et donc indirectement pour notre santé. Par ailleurs, dans les shampooings, elles auraient tendance à étouffer le cuir chevelu. Ingrédient interdit dans les produits certifiés Cosmébio.

D’ailleurs, notez que : dans les shampooings, le silicone va uniquement faire du cache misère. C’est-à-dire, il va se déposer autour du cheveu et donner l’impression de douceur et de beauté. Or, comme expliqué ci-dessus, il abîme vos cheveux sans que vous ne vous en rendiez compte puisqu’il fait effet de « masque ». Dans les soins pour la peau, le silicone bouche les pores et contribue donc largement à l’apparition de boutons.

Lyral

Hydroxyisohexyl 3-cyclohexene carboxaldehyde

Utilisé dans certains savons (Le Petit Marseillais notamment), il s’agit d’un parfum à l’origine de réactions allergiques.

Eh oui encore Le Petit Marseillais…

Parabène

E214 à E219 ; butylparaben ; methylparaben ; ethylparaben ; propylparaben ; pentylparaben ; isopropylparaben ; isobutylparaben ; benzylparaben ; phénylparaben ; N-propyl p-hydroxybenzoate (E216) ; P-hydroxybenzoate ; N-butyl p-hydroxybenzoate ; Ethyl p-hydroxybenzoate ; Méthyl p-hydroxybenzoate (E218) ; parahydroxybenzoate de propyle ; parahydroxybenzoate de méthyle

Le parabène est employé dans de très nombreux cosmétiques, produits alimentaires et médicaments pour ses propriétés antibactérienne et antifongique. En effet, il s’agit d’un conservateur à large spectre chargés de détruire de nombreux germes (champignons, moisissures) qui peuvent se développer lors de l’association eau-huile. A l’origine, les parabènes sont apparus pour remplacer d’autres conservateurs comme les formaldéhydes, jugés dangereux.

Les parabènes peuvent provoquer des allergies (urticaire, dermatite), un veillissement accéléré de la peau avec le soleil. Mais ce qui est plus inquiétant c’est leur capacité à être assimilés par l’organisme. Ainsi, plusieurs études ont montré que les parabènes interféraient avec les récepteurs hormonaux et perturbaient l’équilibre endocrinien. Les données épidémiologiques chez l’Homme restent très limitées. Une association a émergé récemment entre les taux sériques de parabènes et la densité mammographique des seins chez des femmes ménopausées, mais, pour l’instant, il n’existe aucune preuve que l’exposition puisse augmenter le risque de cancer du sein. A ce titre, certains fabricants de cosmétiques comme Lush se veulent rassurants sur la prétendue toxicité de certains parabènes répandus comme le parahydroxybenzoate de propyle et le parahydroxybenzoate de méthyle (utilisés dans certains de leurs produits).

Une proposition de loi visant à interdire deux substances de la famille des parabènes : butylparabène et du propylparabène a été adoptée le 3 mai 2011 à l’Assemblée Nationale. A partir du 30 octobre 2014, la Commission Européenne a interdit à la vente des produits cosmétiques contenant les parabens suivants : isopropylparaben, isobutylparaben, phénylparaben, benzylparaben et pentylparaben. Ingrédient interdit dans les produits certifiés Cosmébio.

Phtalates

Parfum ; fragrance ; Diisodecylphtalate (DIDP)

Il s’agit d’un dérivé du naphtalène, hydrocarbure aromatique utilisé dans les matières plastiques et produit à partir du goudron de houille ou du pétrole. Les phtalates sont utilisés comme parfum en cosmétique et leur présence est dissimulée par le terme générique de « parfum » ou « fragrance » : un cocktail de dizaines produits chimiques non identifiés. Ils n’apparaissent donc pas clairement dans la liste des ingrédients.

Les phtalates ne semblent pas s’accumuler dans l’organisme. Toutefois, ils exercent, via leurs métabolites, un pouvoir de perturbation endocrine provoquant des atteintes à la reproduction, des malformations des organes, l’obésité, des pubertés précoces ou des cancers du sein et des testicules. Certains phatalates sont déjà interdits dans les cosmétiques : phtalate de butyle benzyle, phtalate de l’ester dipentylique, phtalate de l’acide 1,2-benzène-dicarboxylique, phtalate de di-n-pentyle et d’isopentyle, phtalate de di-n-pentyle, phtalate de diisopentyle, phtalate de bis, phtalate de dibutyle. Concernant le diéthylphtalate (DEP), différentes évaluations menées au niveau européen ont toutes conclu à son innocuité pour un usage cosmétique.

Attention ! Des produits estampillés Cosmébio peuvent contenir des phtalates (ex : gel douche bio Ushuaïa). Ainsi que des grandes marques comme Nivéa ou Mixa.

Sodium Laureth Sulfate

Sodium Laureth Sulfate ; Sodium Lauryl Sulfate ; Laurylsulfate de Sodium ; SLS

Le Sodium Laureth Sulfate et le Sodium Lauryl Sulfate sont massivement employés dans de nombreux produits de toilette et d’entretien : savons, shampoings, détergents, dentifrices… Ce sont des agents moussants chimiquement connus en tant que tensioactifs (principe actif qui disperse les corps gras dans l’eau). Or, le Sodium Laureth Sulfate est un composé puissant, qui a longtemps été utilisé dans les produits de nettoyage industriel et qui l’est encore chez les mécaniciens pour nettoyer les moteurs de voiture. En effet, c’est un détergent efficace et très peu coûteux pour nettoyer les taches les plus difficiles à traiter.

Ainsi, il a pris la place du savon alors que même dans les laboratoires la manipulation de cet élément est très délicate et nécessite une grande protection de la peau. Un composant qui envahit pourtant les produits cosmétiques, ainsi que les shampoings. Son utilisation fréquente élimine la protection de la peau et l’expose aux maladies. Utilisé dans les shampoings, il fragilise le cuir chevelu, favorise la formation des pellicules, provoque des irritations, des démangeaisons, emmêle les cheveux, les rend fourchus et peut même entrainer une perte de cheveux (le comble !).

Malheureusement, le sodium laureth sulfate est également absorbé par l’organisme et agit alors comme un perturbateur hormonal dont les conséquences peuvent être lourdes : syndrome prémenstruel et symptômes de la ménopause, baisse de la fertilité masculine, cancers féminins, dont le cancer du sein.

L’utilisation de laureth sulfate de sodium est particulièrement déconseillé chez les enfants. En effet, son application cutanée peut affecter le développement des yeux avec des dommages irréversibles.

Attention ! Des produits dits naturels et même des produits certifiés Cosmébio contiennent du Sodium Laureth Sulfate…

Je savais pas qu’il était nécéssaire que mon savon soit aussi nettoyant que pour laver un moteur de voiture… 🙂

Triclosan

Cloxifenolum, Irgasan, Lexol 300, Aquasept, Gamophen, TCL, DP300, éther de diphényle d’hydroxyle 2.4.4 ; Trichlorine-2

Le triclosan est un produit de synthèse utilisé depuis plus de 30 ans comme anti-bactérien, antifongique, antiviral, antitartre et agent de conservation. Il est présent dans de nombreux produits notamment désignés comme « antibactériens » ou « anti-microbiens » : produits contre l’acné, produits de premiers soins, savon, dentifrice, rince-bouche, lotion hydratante, crème à raser, déodorant, éponges et serviettes de nettoyage démaquillantes…

Outre le fait qu’il contamine l’environnement et qu’il contribue à l’augmentation de la résistance des bactéries aux antibiotiques, le triclosan peut perturber le fonctionnement de la thyroïde chez l’humain. De plus, il se dégrade en composés toxiques, cancérigènes, bioaccumulables et persistants. Il altérerait également la fonction musculaire, et en particulier celle du muscle cardiaque. Chez l’Homme, on retrouve du triclosan dans le sang, l’urine et même le lait maternel.

Ces constats accablants ont conduit l’agence américaine du médicament (FDA) et l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA) à réévaluer l’innocuité ce produit. D’ores et déjà, la société américaine Johnson & Johnson (qui commercialise notamment les marques Roc, Neutrogena, Biafine, Le Petit Marseillais…) vient d’annoncer la suppression progressive du triclosan de ces produits. Dès 2011, la société Colgate Palmolive a supprimé cet antibactérien de tous ses produits, à l’exception du dentifrice Colgate Total (destiné à combattre les gingivites).

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Ne pas s’affoler

L’objectif de cet article n’est pas de vous faire peur ou de vous dire d’arrêter d’acheter des produits industriels ou de vous dire quoi faire. Cet article vise à vous avertir de la dangerosité de certains ingrédients présents dans de nombreux produits. Etant donné que les marques se passent bien de communiquer là-dessus, ou de changer la composition des produits, il faut bien avoir des sources d’information !

Quoi faire ?

Le mieux est tout simplement d’apprendre à déchiffrer la liste INCI présente au dos des produits ou dans l’onglet « ingrédients » sur les e-shop. Mais encore une fois, certaines marques n’indiquent pas cette liste sur leur site… (Coucou L’Occitane qui se cache bien de nous donner la liste INCI pour certains produits, comme par exemple le Masque Réparateur Aromachologie, préférant nous faire croire que le produit est uniquement composé d’huiles essentielles etc. Euh. LOL.)

Pour pouvoir déchiffrer ces listes avec des noms pas toujours faciles à prononcer, renseignez-vous sur les ingrédients dangereux : vous en avez ici un exemple, et je vous invite une nouvelle fois à vous rendre sur le site de Notre Planète pour découvrir la liste complète. Biensur, étoffez vos recherches avec d’autres sites pour compléter petit à petit vos connaissances !

Enfin, il existe également des applications sur smartphone qui vous permettent de scanner les codes barres des produits et vous indiquent, via différents critères, si les produits sont dangereux ou non. J’aime beaucoup l’application Skin Deep qui est claire et précise. Néanmoins, étant une source anglaise, les marques présentes en France sont assez limitées. Il y a également l’application Notéo qui elle, est française. Vous y retrouverez donc la très grande majorité des produits que vous connaissez !

Comment mieux consommer simplement ?

En plus des astuces ci-dessus, vous pouvez aussi choisir vos boutiques d’achat : on fait donc une croix sur 99% des produits que l’on trouve en supermarché, pharmacie et parapharmacie, y compris les marques type Avène, La Roche Posay, Klorane etc… Elles n’ont de bon pour la santé uniquement leur image ! J’ai longtemps cru bon avoir confiance en ses marques, et je me suis bien mis le doigt dans l’oeil.

Privilégiez donc les magasins et e-shop bio et/ou naturels (néanmoins, cela ne vous empêche pas de lire les étiquettes ! Comme énoncé ci-dessus, même des produits bio peuvent contenir du Sodium Laureth Sulfate ou d’autres ingrédients pas tip top !).

Enfin, préférez des produits portant des labels comme Nature et Progrès, Ecocert, Cosméco, Cosmebio, BDIH, NaTrue… Cependant, je souligne que certaines petites marques n’ont pas la possibilité de s’offrir des labels. Ce n’est pas pour autant qu’elles ne vont pas avoir une composition 100% naturelle au top ! J’insiste donc sur le fait d’apprendre à lire la composition d’un produit. (Oui oui je me répète, mais c’est pour votre bien :)…)

Je retiens quoi ?

En résumé, voici ce qu’il faut retenir :

  • De nombreux produits contiennent des ingrédients dangereux pouvant être cancérigènes, allergisants, des perturbateurs endocriniens…
  • En mélangeant tout ses ingrédients dans un produit et en additionnant les soins pour notre peau, cela peut vite abîmer la peau, le cuir chevelu…
  • Il est donc important de s’informer sur les ingrédients dangereux afin de pouvoir déchiffrer une liste INCI et de pouvoir mieux choisir ses produits.
  • On privilégie les labels.
  • On fait ses achats sur des e-shops et dans des magasins bio/naturels/spécialisés.

Connaissiez-vous les risques de ces ingrédients ? Avez-vous déjà changé vos habitudes de consommation ? Ou cela vous donne t-il envie de le faire ?

Dans mon prochain article, je vous montrerai que non, consommer des cosmétiques bio et/ou naturels n’est pas plus cher que d’acheter des produits « classiques » !

En tout cas, j’espère que cet article vous aidera à mieux consommer ! 🙂

Respectons nos belles petites frimousses !

A très vite.

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4 réflexions sur “Pourquoi les produits industriels sont-ils dangereux ?

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